La Zakât de la fin du jeûne (Zakâtou l-fitr)


C’est une zakât sur le corps et non sur le bien. Elle est un devoir pour chaque musulman s’il dispose de son montant en plus de sa propre charge et de la charge de ceux qu’il nourrit le jour de la Fête et la nuit qui le suit. Son montant
est de un sa^ de l’aliment de base le plus courant du pays. Le sa^ du Prophète est l’équivalent de quatre moudd pour des mains de taille moyenne.
Elle est donnée à un miséreux dans le besoin et qui a droit à la zakat. Il est du devoir de l’homme de donner la zakât de la fin du jeûne (fitrah) de son épouse musulmane et de ses enfants qui ne sont pas pubères et de tout proche qui est à
sa charge, c’est-à-dire ceux dont la charge est un devoir pour lui, par exemple les pères et mères. Il n’est pas un devoir de payer la zakât de la fin du jeûne sur un non-musulman.

D’autre part, il n’est pas valable de donner la zakat de la fin du jeûne de l’enfant pubère sauf avec son autorisation. Que l’on fasse donc attention à cela car beaucoup de gens ne prennent pas ce jugement en considération et donnent la zakât de l’enfant pubère sans son autorisation.

Lors de l’acquittement de la zakat de la fin de jeûne, il est indispensable de faire l’intention lors du retrait de la part à verser.
Le retrait, c’est à dire le fait de mettre de côté la part qui va être donnée en zakât, par
exemple en disant dans son coeur : « ceci est la zakât de mon corps ».


La zakât de la fin du jeûne devient un devoir avec le coucher du soleil du dernier jour de Ramadân, sur celui qui a vécu une partie de Ramadân et une partie de Chawwal. En conséquence, il est un devoir pour le tuteur de la payer sur le
nouveau-né qui est né le dernier jour de Ramadan. C’est un devoir de la payer avant le coucher du soleil du jour de la Fête et il est interdit de la retarder plus tard que cela sans excuse. Il est permis de la donner à partir du début de
Ramadân. Ce qui est préférable, c’est de la donner avant la prière de la Fête.